Projekt „Comenius“ – traduction francaise

L.E.C.T. Henri Meck, Molsheim (F)

VII Liceum Ogonoksztalcace, Zielona Gora (PL)

Collège Petit Prince, Gignac (F)

Niedersächsisches Internatsgymnasium, Esens (D)

Des élèves de ces quatre établissements situés en France, Pologne et Allemagne ont travaillé ensemble dans le cadre d’un projet coménius sur le thème ‚Développement régional‘. La brochure que nous présentons ici rassemble une partie du travail réalisé grâce au financement de la communauté européenne. Chaque participant présente sa région. Les élèves qui participent à un échange avec l’un ou l’autre de ces établissements peuvent ainsi, avant leur voyage, se faire une idée des particularités régionales . Tous les groupes se sont intéressé au tourisme in situ. A Molsheim la recherche porte sur les possibilités offertes en matière de tourisme vert. Le lycée polonais s’est à attaché à mettre au point un guide de voyage de la région de Zielona Gora. Les collégiens de Gignac ont observé le développement de la ville portuaire de Marseille et se sont demandé dans quelle mesure le tourisme leur région est adapté aux jeunes. Les lycéens de Esens ont enquêté auprès des touristes pour évaluer l’adaptation de leur région à cette branche économique.

TOURISME VERT EN ALSACE. PROJET COMENIUS

Le lycée d’enseignement général
et technologique Henri Meck de Molsheim se trouve au nord-est de la France, en Alscace. Notre lycée compte 1100 élèves
et environ 100 enseignants .

Dans le cadre d’un projet soutenu par la communauté européenne, le lycée Henri Meck participe à un projet pédagogique avec les établissements partenaires de Pologne, d’Allemagne et de France, tout particulièrement avec le NIGE, de Esens, une petite ville située en Frise orientale. Depuis cinq ans, les deux établissements entretiennent des relations privilégiées à travers un échange franco-allemand. Nos élèves de seconde, qui participent à l’échange en 1999-2000 et les candidats au camp d’été 2000 ont mené une étude comparative sur le développement du tourisme vert en Alsace et en Frise Orientale. Les résultats de cette collaboration Franco-Allemande seront présentés au cours du camp d’été du 10 au 20 Juillet 2000 à l‘ occasion de l’exposition universelle à Hanovre. Nous présentons dans cette brochure un aperçu des différents thèmes qui ont été traités par nos élèves:

-L’écomusée de Ungersheim
-Le batelier de Ried
-Le parc régional naturel des Vosges du Nord
-Les circuits cyclo-touristiques en basse Alsace
-les ‚Hôtels au Naturel‘
-Le Bioscope

L’écomusée d’Alsace.
B.P. 71
F- 68190 UNGERSHEIM
Tél. 03.89.74.44.74.

Introduction
L’écomusée de Ungersheim dans le Haut-Rhin est le plus grand musée de ce type dans l’Est de la France. Il offre au visiteur la possibilité de découvrir 70 Maisons à colombages qui en 1972 étaient en ruine. L’écomusée d‘ Alsace a été créé en 1984 et essaie de présenter et de conserver le patrimoine architectural de notre région. Chaque maison ainsi ’sauvée‘ porte le nom de son village d’origine, comme par exemple Soufflenheim, Gouggenheim, Riquewihr ou bien Türckheim.
Notre visite au musée.
Nous avons assisté, au cours d‘ une petite
visite guidée, à la présentation de scènes
de vie quotidienne des gens d’autrefois.
Une mise en scène représentait la difficulté
de la vie des femmes au lavoir public et
les nouveautés que leur apportaient les
colporteurs.

Au cours de la pause déjeuner, nous
avons enquêté auprès des visiteurs sur le thème du tourisme vert. L’après-midi, nous avons participé à
une heure de cours à l’ancienne , en Allemand, en Alsacien, et en Français, comme les élèves alsaciens ont du le faire au cours du 20ème siècle.

Le batelier du Ried.

Bienvenue dans le ‚ Ried‘!

Dans cet endroit, situé au milieu
de la plaine d’Alsace entre
Colmar et Strasbourg, vous
pouvez découvrir des paysages
splendides.

Le ‚Ried‘ (en patois alémanique cela signifie
Roseau) désigne un zone marécageuse protégée très étendue qui en hiver et au début du printemps se trouve souvent sous l’eau. La région qui est marquée par la présence humaine
est traversée par de nombreuses sources alimentées par des déversoirs; le tout est entouré de champs, de bois et de roseaux. Le ‚Ried‘ fait 200 km2 et recèle une flore et une faune des plus

rares en Europe. Patrick Unterstock, celui qu’on nomme le gondolier du Ried, propose des tours en barques dans ce monde enchanté. Ces sorties contribuent tant à la détente qu’à la meilleure connaissance de ce patrimoine naturel impressionnant.

Son travail ne se limite pas à l‘ activité touristique: il construit ses barques avec patience et adresse : Il est en effet l’un des derniers dépositaires du secret de fabrication.

Nous vous invitons donc à faire la connaissance de ce batelier au tempérament bien trempé qui vous transmettra sa passion pour son pays et ses barques.

Photo de la classe prise au cours de notre tour en barque avec Patrick Unterstock.

Les Vosges du Nord: Un terrain d’aventures.

Bienvenue dans le parc régional des Vosges du Nord!

Dans le château de la petite Pierre à Lützelheim, vous trouverez toute l’année une exposition multimédia de 700 m2 . Cette exposition permanente vous fera découvrir le parc. Notre groupe et nos correspondants allemands de ESENS l’ont visitée en Mars 1999.

Les thèmes traités dans 6 salles différents sont:

-L’histoire du château.
–Maquette de la fortification en l’an 1771
–Citerne
–Film (vidéo) ‚ l’inventif Jerri-Hans‘
-Le patrimoine régional
–Jeu sur les plantes et la faune
–Histoire de la tour, Géologie, zones protégées
–Histoire cartographique, qualité de l’air et de l’eau, détecteurs de climat
-Les paysage
–contreforts montagneux, forêt et paysages ouverts
-la charte du parc naturel
–les 7 objectifs principaux du parc naturel
–les caractéristiques du parc naturel
–photos prise du satellite – spot (Vosges du Nord)
–Colonne d’information interactive (en Français, Allemand et Anglais)

Le parc naturel régional des Vosges du Nord

Le parc naturel régional des Vosges du Nord s’étend sur les région d’Alsace et de Lorraine et couvre la partie Nord des Vosges entre le col de Saverne et la frontière allemande. Avec une surface de 122 000 hectares le parc se répartit sur 102 communes avec une population totale de 76 000 habitants.
Ce parc naturel présente une grande variété de paysages:
-des tourbières, des falaises de grès, des forêts de pins et des ruisseaux.

A pied ou à bicyclette on peut

découvrir les multiples facettes de la région forestière avec ses châteaux, ses ruines, ses falaises proéminentes, ses cours d’eau et ses vallées ensoleillées.

En 1989 l’Unesco, dans le cadre de
son programme international ‚L’homme
et la biosphère‘ reconnut le parc
régional des Vosges du Nord comme
biosphère à protéger. L’UNESCO a
donc confirmé que le parc des Vosges du
Nord et plus tard sa voisine la Forêt du
Palatinat, sont des exemples de
développement harmonieux entre
l’activité humaine et l’environnement.

Les fermes -auberges.

Dans la 2ème moitié du siècle dernier , grâce au développement du ‚Club Vosgien‘ (club de randonneurs) et du chemin de fer, les montagnes sont devenues une attraction pour tous les amis de la nature. Là haut, ils découvrirent la route des crêtes, où les troupeaux paissent en été, ils fréquentèrent les fermes où les vachers fabriquent des fromages sentant fort. Les randonneurs de cette époque demandaient souvent aux paysans de la nourriture et de temps en temps l’autorisation de dormir dans le foin. C’est ainsi que les fermes auberges sont nées.

Il fallut des années pour voir se généraliser cette formule sur le territoire français. On a par la suite posé quelques règles fondamentales: La ferme auberge est tenue d’offrir à ses hôtes un cadre agréable où on peut goûter aux spécialités régionales, la plupart des produits doivent provenir directement de la ferme.

Cyclotourisme dans le Bas Rhin .

Depuis quelques années les cyclotouristes
ont à leur disposition une large gamme
de circuits et de routes cyclables
développés dans le département du
Bas-Rhin avec le soutien de l’agence
pour le développement touristique.
Il existe:
-2 routes transversales sud-nord
-2 routes transversales Est-Ouest
-15 circuits (longueur moyenne: 80 à 100 km)
Une brochure décrivant ces circuits a été éditée et est à la disposition du public dans tous les officies de tourisme.

Exemple concret: Le circuit n°10.
93,7 km.

Le circuit Molsheim-Molsheim et ses caractéristiques:
– Longueur : 94 km
– dénivelé total: 1000 m
–Intérêt touristique:
–Eglise des Jésuites et couvent des Chartreux
–Cathédrale St Pierre et église romane du
11ème siècle(Avolsheim) –Château du 13ème siècle (Wangenbourg-Engenthal)
–cascade de Niedeck (Vallée de la Hasel)
–Champs de Grendelbruch
–Mützig

La route des vins en Alsace.
En partant de la petite ville de Marlenheim dans le Bas Rhin jusqu’à la porte de Thann dans le Haut Rhin, le touriste peut explorer sur 170 km l’âme de la route du vin: Visites de petites villes moyenâgeuses, nombreux sentiers vinicoles avec tableaux informatifs sur les différentes variétés de raisins. Il faut bien sûr goûter chez les producteurs les nombreux crus alsaciens de renom: Riesling, Tokay, Pinot gris, Muscat, Gewürtzraminer, Sylvaner….

Les ‚Hôtels au naturel‘
Le tourisme vert a pour mission de mettre en valeur
l’environnement et de préserver les ressources
naturelles afin qu’elles se renouvellent.
C’est sur cette base de réflexion que se
sont créés les hôtels au naturel.
Dans ces hôtels, on souhaite
-sensibiliser les clients et les rendre
plus conscients de leur environnement
-faire connaître la diversité des paysages
naturels à travers la gastronomie, la mise
à disposition de matériel d’information
concernant la région,la randonnée..

En Alsace, il y a quatre hôtels de ce type:
deux dans la zonne protégée de la région des
ballons (Haut-Rhin) et deux autres dans le parc
naturel des Vosges du Nord. Ces hôtels accordent
une attention toute particulière à:
-la mise en place de robinetteries économisant l’eau
-à la sélection des ordures ménagères
-à la réduction de l’utilisation du courant électrique
-à la mise à disposition d’information sur la région
et les possibilités en matière de cyclotourisme
-à une carte variée de délices culinaires régionaux.

Dans la station des ‚Trois Epis‘, le petit hôtel
« Villa Rosa » est particulièrement charmant
avec ses 9 chambres à la disposition du public .
Tandis que l’hôtelière Anne-Rose organise des
sorties et des soirées (par ex. sur les anciennes
légendes et traditions alsaciennes ou des cours
de taille de rosiers…), son époux, Denis, veille
à ce que les hôtes profitent de leur séjour pour
découvrir la gastronomie et déguster les vins.
Récemment, le couple a mis sur pied un nouveau
projet: Chaque année, la choucroute doit être, une
semaine durant, (du 1er au 7 Novembre) au centre
des préoccupations. Chacun pourra ainsi goûter
différentes spécialités alsaciennes à base de
choucroute et participer à des cours où il sera
question de son origine et de ses vertus médicinales.
Ce couple inventif met un point d’honneur à
protéger notre environnement et notre belle nature
et à perpétuer notre gastronomie.
Projet Bioscope.
Le Bioscope est le premier parc de loisirs européen, dont le thème central est ‚la vie et la santé‘.
5 thèmes ont été retenus:
-le voyage à l’intérieur de l’homme
-l’histoire de la vie et de la médecine
-un aperçu de la vie et la santé dans le monde
-l’avenir de la vie
-la santé au quotidien.

Ce programme a été élaboré par des scientifiques de l’université de Strasbourg.

Les principales attractions sont: la boule de cacao – le retour du big bang – et le gyroscope.

La boule de cacao montre le principe de la digestion;
les visiteurs sont placés
dans un ’shuttle‘ qui les
fait circuler grâce à des
effets spéciaux à travers
le corps humain. le retour du Big bang conduit le visiteur à faire un voyage à travers le temps. Le gyroscope permet de découvrir le principe de la pesanteur.

Ce projet est issu d’une réflexion économique datant de 1990, il a été conçu par Josiane LENORMAND. En 1998 le projet se concrétise par la création d’un organisme le SYMBIO, par l’ouverture du concours international de création par le choix de
4 maîtres d’oeuvre et du lieu d’implantation en Alsace.
Les concepteurs évaluent les frais à 600 Millions de francs
la première année, et 16 Milliards de francs sur 10 ans.
On attend un public européen: 1 Million de visiteurs
la première année, 2 Millions en moyenne par la suite.

Le parc s’étendrait sur 150 hectares. Les maîtres d’oeuvre actuels sont Fougerolle du groupe Eiffage, qui choisit la région de Plobsheim et Sodeteg du groupe Thomson CSF, qui préfère la région de Bischoffsheim.
Tous deux exigent une participation d’au moins 40% de fonds publics.

L’implantation du Bioscope en Alsace renforcerait l’économie alsacienne dans le domaine des nouvelles technologies et sur le plan du marché de l’emploi, cela moderniserait un secteur industriel faible. Le projet profiterait de la situation géographique privilégiée de l‘ Alsace en Europe.

Ce projet apporte en dehors de l’intérêt économique d’autre avantages.
Tout d’abord les thèmes retenus: La vie, la médecine sont des domaines qui correspondent à un souci actuel mis en évidence à travers des scandales alimentaires tels que l ‚ESB ou la Dioxine. La santé est un domaine pour lequel la demande d’information du public ne cesse de croître.
Ce projet permettrait également de redynamiser l’image de la région et de valoriser la ‚biovalley‘ du Haut Rhin. Ce projet se veut être un outil pédagogique de première importance. Le Bioscope correspondrait aux principes du tourisme vert par l’utilisation et la promotion des technologies propres.
Cependant, ce projet est contesté:
Les principaux reproches concernent la pollution entraînée par le tourisme de masse, en contradiction avec le principe du tourisme vert que l’Alsace entend développer. D’autre part, les riverains se défendent contre la gène qu’apporterait le Bioscope.

Economiquement la rentabilité du Bioscope n’est pas prouvée et certains aspects du projet sont contradictoires, comme par exemple les coûts, la taille et le manque de transparence. Aujourd’hui, on rediscute du projet après l’avoir vivement contesté. Les discussions portant sur l’emplacement, la maîtrise d’oeuvre et le financement se poursuivent à huit clos pour éviter la concurrence.

ZIELONA GORA

La situation géographique de Zielona Gora – entre Berlin, Wroclaw, Poznàn et Prague est particulièrement favorable. La montagne que l’on retrouve évoquée dans le nom de la ville (montagne verte) a des pentes particulièrement douce (120-170 m au dessus du niveau de la mer). Mais on la perçoit du premier coup d’oeil quand on circule sur l’une des rues qui passent par les anciennes voies commerciales. Cette ville située au milieu des bois peut être considérée comme étant un exemple de petite capitale provinciale. Cette exemplarité est d’autant plus appréciée dans notre monde qui vit au rythme des grandes agglomérations. Souvent on désigne sous ce vocable des lieux qui semblent être de grands déserts technologiques et des réserves écologiques. Zielona Gora constitue une réunion des deux modèles: la capitale de la Lubusz couverte de forêts et de lacs se développe avec dynamisme sans détruire l’environnement naturel. Cependant, la tranquillité de ce petit coin d’Europe n’est pas la seule cause de l’intérêt de Zielona Gora . Pendant des siècles régnèrent ici les Piast de Glogau et Sagan, qui devinrent plus tard les rois de Habsbourg en Bohème et finalement les souverains d’Allemagne et de Prusse. Cette longue et riche histoire de deux nations s’étalant sur plusieurs siècles qui ont subi l’instabilité du 20 ème siècle constitue un impératif à réaliser ce que cette fin de siècle nous commande, à savoir l’intégration européenne. La situation frontalière de notre ville favorise depuis des années les contacts entre les habitants des régions et pays frontaliers, ce qui d’après les prérogatives européennes et politiques est indispensable. La coopération dans les domaines de l’économie privée, les contacts sociaux, les projets éducatifs communs, la réalisation de travaux communs à l’échelon européen et enfin la recherche d’une communauté culturelle et de relations personnelles -par exemple formation de couples mixtes-, tout cela contribue de façon naturelle à créer une atmosphère européenne.

En 1222, le nom Zielona Gora est mentionné pour la première fois par écrit, mais ce n’est qu’à partir du 28 Février 1312 qu‘ on parle véritablement d’une ville dans un document. En 1314, on évoque pour la première fois la présence d’une vigne. Au cours des siècles qui suivirent, le nom de Zielon Gora est lié à l’activité du tissage et de ce vignoble situé si loin au Nord, ce qui était possible grâce à un climat tempéré (moyenne de 1,3 en Janvier et de 18,1 en Juillet). De nos jours, la seule vigne conservée se trouve dans le Parc de la Vigne situé sur la pittoresque colline au centre de la ville. La tradition souligne le caractère exceptionnel de la cité de Zielona Gora en comparaison avec les autres villes de notre continent. Le présent prouve que Zielona Gora est l’une des plus jolies villes de Pologne. Il faudra préserver cette image au début du 21 ème siècle. Près de 120 000 habitants s’y emploient chaque jour.

Que tu viennes du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, tu ne repartiras sûrement pas très vite après avoir visité cette jolie cité vivante. Tu y trouveras une atmosphère particulière qui manque aux grandes métropoles polonaises. Les habitants ont toujours le temps de répondre cordialement à tes questions, de t’expliquer comment rejoindre ton prochain but de visite. Quand tu connaîtras la vie de cette ville, ton coeur y restera pour toujours.

De nombreux moyens de transports permettent de rejoindre cette ville de la ‚Lubusz‘. Mais si tu veux rester indépendant et si tu as le permis de conduire tu peux venir avec tes amis à Zielona Gora. Il y a beaucoup de parkings dans notre ville. Mais il vaut mieux laisser ton véhicule sur le parking de la cathédrale près du magasin Handlowy. A partir de ce point, tu pourras te rendre sans problème à pied auprès de toutes les curiosités. Avant la visite, il est recommandé de faire une brève visite au VII.Lycée Jaroslaw Dabrowski. Tu pourras y faire la connaissance de gens sympathiques qui sont prêts à te guider dans la découverte des trésors que recèle la ville. Mais si tu préfères te passer de l’aide des lycéens de Zielona Gora, tu peux utiliser notre guide.

Depuis l’arrêt de bus en face du lycée, les lignes 21, 28, 29, 36, ou 44 conduisent directement au centre ville. Quelques minutes plus tard, tu te retrouves déjà au coeur de la ville. Bohaterow II wojny swiatowej- , la place du souvenir des héros de la IIème guerre mondiale, ne peux être évitée. Cette place allie le passé avec le présent : on y célèbre les fêtes nationales, c’est aussi ici que les jeunes se retrouvent le soir pour bavarder sur les nombreux bancs placés sous les arbres et guetter le rythme nocturne de la ville. A quelques mètres de là, se trouve une grande maison dans le style Art Nouveau qui abrite le quotidien le plus populaire de la région: ‚Gazetta Lubuska‘. Ce journal est une bonne source d’informations en ce qui concerne la vie culturelle de la ville. La ‚Gazetta Lubuska‘ renseigne sur les expositions qui se tiennent dans le bureau d’expositions artistiques (Biuro Wystaw Artystcznych) ou au musée de la région Lubusz. Ce ne sont là qur quelques exemples choisis parmi les nombreuses attractions de la ville pour ses habitants et ses visiteurs. En suivant la rue Aleja Niepodleglosci, tu passeras sûrement devant le cinéma ‚Nysa‘. Face à ce cinéma, se trouve l’imposant bâtiment du théâtre du Lubusz. Les acteurs polonais les plus célèbres viennent se produire sur cette scène. Après les représentations, la plupart d’entre eux se rendent au restaurant ‚NieBoska Komedia‘ ou au bistrot ‚Jankiel‘ près de la mairie. A la mairie, il faut prendre une rue étroite et tourner en direction de la maison des Palmiers (Palmiarnia) pour rencontrer la tour des affamés qu’on nomme également la tour des bains. Autrefois, les étages inférieurs du bâtiment servaient de prison, aujourd’hui c’est une galerie d’art renommée. Non loin de là, sur le chemin de la maison des palmiers se trouve la cathédrale Sainte Edwige datant du 14ème siècle. Finalement, sur une colline pittoresque située dans le jardin des vignes, tu atteindras la maison des palmiers. Tu pourras te détendre dans un café et admirer le panorama en dégustant un café, un gâteau et pourquoi pas une glace flambée. Les amateurs de musique trouveront à Zielona Gora de quoi réjouir leur âme. Si tu préfères la musique classique, tu ne seras sûrement pas déçu. A la Philharmonie sur la place Wielkopolski, il y a un concert au moins une fois par semaine. Mais si tu n’aimes pas tellement Chopin ou Beethoven, pas de problème! Dans de nombreux pub et bars de la ville se produicent des orchestres de Jazz, de Rock ou de musique alternative. Le Club ‚Harlem‘ est particulièrement célèbre pour ses concerts de Jazz. Il se situe rue Henryk Sienkiewicz (Bus, ligne 37). Il faut également avoir vu, sur la plus haute colline de la ville, l’Amphithéâtre Wzgorza Piastowskie (ligne 8). Il s’y tiendra en l’an 2000 le concours de chansons de la communauté européenne.

Zielona Gora est attrayante pour les sportifs. La ’speedway‘ est particulièrement connue . Le basket-ball est également un sport très populaire que l’on pratique surtout dans le gymnase de l’Université Technique. La ville possède une équipe de football qui s’entraîne sur un beau stade récemment rénové. Après une journée aussi fatigante il faut partir à la recherche d’un hébergement. Tu pourras passer la nuit soit dans un des huit hôtels soit dans une auberge de jeunesse. L’auberge de jeunesse , le but final de ton périple, se trouve dans la même rue que le Lycée Dabrowski. Maintenant tu peux enfin te reposer, demain d’autres attractions et surprises t’attendent que cette ville originale a préparées pour toi.

Ziemia Lubuska. La région de Lubusz.

Lagow.

Lagow est célèbre en Pologne , on la nomme la perle du Lubusz. Cette ville est située entre deux lacs pittoresques: Lagowskie et Trzesniowskie. Une tour monumentale La tour de Jean (Joanitow) s ‚élève au dessus des toits de la vieille ville, elle fut érigée au 14.siècle. Le château est ceint d’une fortification. Depuis 1966 on y trouve un hôtel. Tout autour du château se trouve un parc paysager avec 3 zones naturelles protégées. Sur les rives des lacs se trouvent de nombreux centres de repos. Des sentiers balisés invitent à la promenade: les balises vertes pour le chemin menant à Mostki et Goscikowo, les balises noires pour se rendre à la gare de Drzewce, sur la ligne Poznan-Rzepin.

Goscikowo

Goscikowo est un village au bord de la rivière Paklica. Autrefois, on nommait cet endroit ‚Paradyz‘. En 1230 Posener Woiwode Bronisz y installa son ordre cistercien. C’est de là que vient Jacob de Paradyz (mort en 1467), réformateur, professeur de l’académie de Cracovie et recteur de l’université d‘ Erfurt. De nos jours un séminaire est installé dans les bâtiments du cloître.

Miedzyrzecki Rejon Umocniny (MRU)
La zone fortifiée de Miedzyrzecki.

Cette zone de fortification a été construite par les allemands après la Ière guerre mondiale. Elle s’étend le long de la frontière germano-polonaise et est l’une des plus importantes fortifications d’Europe orientale et centrale. Elle a souvent été comparée à la Ligne Maginot en France. Dans la région de Kalawa, Kaszyca, Wysoka et Boryszyn il y a plus de 30 bunkers enterrés à 30- 40 mètres de Profondeur. Ils étaient reliés par des tunnels sur environ 30 km. De nos jours, il y a un parcours balisé, sûr pour les visiteurs. En hiver des chauves-souris ont élu domicile dans les cavités. On en distingue 12 variétés différentes dans la région.

Swidnica

Au Musée Archéologique on peut admirer d’intéressantes pièces d’exposition, qui relatent l’histoire de la colonisation slave dans la région du Lubusz. Dans le village en peut voir une église gothique du 14ème siècle et l’église post-évangélique du 18ème. Quand on part de Zielona Gora, prendre la rue Luzycka en direction de Zary.

Ochla

A la lisière du village se trouve un musée ethnologique (éco-musée) où sont exposés sur 13 ha 23 pièces architecturales de la vie rurale. Elles représentent 4 régions: zachodnia Wielkopolska (La grande Pologne occidentale), wschodnie Luzice (la Lausitz orientale), dolny Slask (basse Silésie) et les parties centrales du Lubusz. Dans le village, un parcours balisé prend naissance, en direction de Zatonie.

Au lycée de Esens, dans le cadre du projet Coménius, sept groupes ont travaillé la première année avec leurs professeurs sur le thème ‚Développement régional‘.

Cette présentation rend compte d’une infime partie du travail réalisé sur ce thème. Il s’agit des travaux réalisés par les classes de 10ème (2de) et les cours de géographie et de politique de 13ème (Terminale) . Les élèves de 10ème ont retenu les fêtes, coutumes, activités sportives et plats typiques de notre région. Ils ont décrit l’évolution des ports, parlé des îles, ont mené une recherche auprès des touristes pour évaluer l’activité touristique et proposer de nouvelles activités pour la promotion du tourisme dans notre région. Quelques sorties ont été filmées à l’aide d’une caméra vidéo. Les géographes ont étudié le développement de la ville de Esens.

Elisabeth Ledebur
Coordinatrice du projet Comenius au NIGE
Mars 2000

Les paysages de la Frise Orientale.

La Frise orientale, le but de nombreux touristes. C’est un merveilleux paysage de verdure. Les dunes, les belles plages et la ‚Watt‘ invitent à un séjour de vacances au grand air. La Frise Orientale est une plaine dépressionnaire marquée par les glaciations. La plus haute élévation
du sol ne dépasse pas 40 m d’altitude.
Mais les paysages sont variés: d’immenses
marais avec leurs villages alignés le long
des canaux construits pour l’extraction
de la tourbe, de très grandes surfaces
de champs et de prairies et la ‚Watt‘,
cette zone amphibie située entre la terre
ferme et les îles. La ‚Wattenmeer‘ est
un écosystème unique que les
vacanciers peuvent traverser en compagnie d’un guide pour se rendre sur l’une des îles. En raison du vent qui souffle en permanence, l’action du soleil est souvent sous-estimée et les coups de soleil ne sont pas rares. La ‚Wattenmeer‘ est une zone naturelle protégée, un lieu de vie pour de nombreuses variétés d’animaux comme les moules, les escargots, les crevettes et les vers arénicoles. Il y a également quelques variétés d’algues et sur la terre ferme des plantes comme la salicorne, la plante pionnière.
Les îles de Frise Orientale sont Wangerooge, Spiekeroog, Langeoog, Baltrum, Nordeney, Juist et Borkum. Grâce à un climat favorable, elles se sont transformées en célèbres centres balnéaires. Les dunes sur les îles sont des amoncellements de sable qui sont soufflés par le vent parallèlement à la plage. Le sable est retenu grâce à une couche d’herbe. Ces dunes se déplacent et servent entre autre à la consolidation des côtes. On ne peut marcher sur les dunes qu’en respectant les chemins balisés et imposés.
Sur la terre ferme on trouve successivement la riche terre de la Marsch, terrain très fertile puis en rentrant plus à l’intérieur la partie sablonneuse (Geest) ou marécageuse, pauvre en forêt et généralement cultivée. On y pratique surtout l’agriculture et l’élevage.
Sur les digues qui protègent des raz de marée surtout en automne et en hiver paissent des moutons (prés salés).

Les fêtes en Frise Orientale.

En Frise Orientale, il y a des
fêtes qui sont respectées par tous les
habitants, comme par exemple la fête
des archers et la fête des pères avec sa
célèbre fête de rue à Fulkum. Voici
quelques exemples.
Commençons par le feu de Pâques
(Osterfeuer), fêté la veille de Pâques.
Pendant quelques jours précédant
l’événement, tous les habitants sont en
émoi: On coupe des arbres, en scie des
branches et on trie les vieux meubles
qui seront déposés sur le bûcher qui
sera allumé le Samedi dans la joie et
sous les yeux de tout un chacun.
Vient ensuite la fête de l’arbre de Mai
(Maibaum), cela se passe dans la nuit
du 30 Avril au 1er Mai. L’arbre est un tronc qui fait entre 5 et 20 m de haut, on le décore et à sa cime on place un petit bouleau. Cet arbre est piqué dans la terre et défendu, car des gens peuvent venir d’autres villages pour le déterrer et le faire tomber en trois coups de bêche. Si l’arbre était pris, cela reviendrait cher aux gardiens qui devraient le racheter à leurs voleurs à coup de tournées (alcoolisées).
La fête suivante est la fête des pères avec la célèbre fête de rue de Fulkum. Fulkum est un village qui se couvre le jour de la fête de stands de marché aux puces, de chapiteaux de bière et de marchands de saucisses grillées. Cette fête n’est pas fréquentée uniquement par les pères mais aussi tous les jeunes qui viennent honorer leur père.
Les fêtes qui suivent sont les fêtes des archers (Schützenfeste) qui se déroulent dans tous les villages pendant le mois de Juillet. On célèbre la gloire du roi des archers qui est élu le deuxième jour des festivités. Sur la place du marché on trouve des stand de loterie, de saucisse, de bière, des manèges…etc… qui restent ouverts pendant 4 à 5 jours. Le dernier soir un grand feu d’artifice est tiré pour clôturer la fête.

Vient ensuite la fête de la moisson. Elle sert à conclure la période des travaux pénibles et à remercier pour la récolte. Souvent on organise un corso de chars préparés par des associations (club de boßeln, club sportifs, pompiers…) Les meilleurs chars sont récompensés puis tout le monde se rassemble sur la place et fête la nuit durant.

D’autres fêtes et traditions viennent émailler la vie des habitants de Frise Orientale. Mariage, anniversaire, anniversaires de mariage, emménagement ou départ à la retraite: Celui qui a quelque chose à fêter n’est jamais sûr de ne pas être totalement protégé d’une espèce d’humain particulière: les fabricants d’arceau (Bogenmacher).

Ils viennent en secret, sans faire de bruit, même si on s’y attend un peu.
La fête des arceaux est divisée en cinq étapes .
Au cours de la première phase, les voisins, les amis ou le club de quilles (Kegelclub) sont invités par un ami de la victime à une soirée de préparation au cours de laquelle on discute de points importants, à savoir du matériel nécessaire à la fabrication de l’arceau. (fil de fer, serviettes en papier, l’inscription, et la verdure). Si on fait un arceau de boîtes, de bouteilles ou de chaussettes (pour les 25 ans), il faut trouver d’autres matériaux que la verdure. Afin d‘ augmenter l’ardeur au don (on fait une quête), on offre une tournée aux protagonistes.
La deuxième phase concerne la répartition du travail. Tandis que les dames se chargeront du travail délicat que constitue la fabrication des fleurs en papier (de serviettes) sans être dérangées par les hommes, les messieurs seront responsables de la fabrication de l’arceau en grillage, avec la verdure et le tresses de fleurs. Tout ceci se passe dans la bonne humeur.
La troisième phase est décisive. Car c’est le moment où il faut apporter l’arceau terminé à la maison de la victime, sans se faire remarquer, bien sûr. Quand cela est accompli, on fera sortir la personne de chez elle par des chants ou par des coups de sonnette ininterrompus. C’est alors que ses amis lui présentent leurs voeux. Plus tard on lui chante quelques chansons du pays, et tout le monde est convié à partager le verre de l’amitié.
Pour la phase suivante, on commence par boire. Puis on verse quelques larmes sur l’arceau qui doit disparaître. La personne fêtée a le droit de conserver l’inscription.
Dans l’ultime étape, on détruit l’arceau et on place chaque élément dans la poubelle adaptée. Mais comme le travail donne soif, … je vous laisse deviner la suite.

Les sports typiques de Frise.

L’activité sportive a toujours été l’occasion de divertissements entre amis en Frise Orientale. Mais les compétitions, comme les championnats d’Europe de Boßeln, ne jouent qu’un rôle de second plan. Dans l’ensemble, les sports typiques de Frise Orientale que sont le Boßeln (Jeu de boules sur route), le Klootschießen (autre jeu de boules), le Strukbessenschmieten (lancer de balai de brindilles) et le Pattstockspringen (saut de canaux à la perche) sont encore pratiqués et appréciés de nos jours.
Le sport le plus pratiqué entre tous est le Boßeln. Il s’agit de faire rouler une boule en caoutchouc, en platique ou en bois sur une route et de faire le parcours déterminé en aussi peu de lancers que possible. il est à noter que la route peut receler un certain nombre d’obstacles comme des nids de poule et qu’il faut les négocier avec habileté. Le parcours décidé à l’avance se termine généralement dans la cour d’une auberge où on finit la journée autour d’une table à laquelle on sert un plat à base de chou vert frisé (Pinkel).
L’origine de ce sport est en fait le Klootschießen, le but du jeu est de lancer la boule aussi loin que possible, la distance mesurée pouvant être la distance entre le point de lancer et le premier impact au sol ou bien jusqu’à l’arrêt total de la boule. Le terrain choisi est souvent une prairie avec tous ses pièges.
Issu du Boßeln, le Strukbessenschmieten: La différence essentielle réside dans l’objet lancé. Il ne s’agit plus d’une boule, mais d’un balai de brindilles sans manche. Il faut faire attention de ne pas choisir des parcours trop longs car le vent impétueux de notre région peut transformer le jeu en frustration inutile.
Pour finir, il y a le Pattstockspringen, en fait il s’agit plus d’un divertissement que d’un sport. Le but est de franchir un fossé ou un canal de largeur et de profondeur variables à l’aide d’une perche flexible. Le sportif novice ne réussit que rarement, mais tout cela est l’occasion de réunions entre amis , d’amusement et malgré les échecs, on s’encourage avec des plaisanteries parfois acerbes mais toujours dans un bon esprit.

Les coutumes alimentaires de Frise Orientale.

Après la seconde guerre mondiale, grâce à l’essor économique, les traditions ont été remises à l’ordre du jour. C’est ainsi qu’on a fait revivre les fêtes de village.
Une habitude n’a pas eu besoin d’être ravivée: c’est la tradition du thé. Il s’agit d’un pan essentiel de la culture de la Frise Orientale.

Le thé doit être préparé et consommé de façon très précise.

La théière est en porcelaine. Elle doit être ébouillantée avant la préparation. On y place une cuillère à café de thé par tasse + une cuillère pour la théière. Puis on y verse de l’eau bouillante pour recouvrir les feuilles de thé. On laisse infuser 5 minutes avant de verser le reste de l’eau. Avant de servir, on place un ‚Kluntje‘ (sucre candi blanc) dans la tasse et on verse le thé dessus. Ensuite un peu de crème, mais surtout il ne faut pas remuer. Voilà le véritable thé de Frise Orientale.

Il y a une sorte de règlement que l’on doit observer surtout quand on a des invités.

1. La théière doit être ébouillantée avant son utilisation.
2. Dans chaque tasse on met un Kluntje.
3. La personne qui reçoit se sert en premier, car le thé n’est peut-être pas assez infusé.
4. On en boit au moins 3 tasses.
5. Quand on a fini, on met sa cuillère dans la tasse.

L’heure du thé : à 7.00 h le matin , à 10.30 h le matin, à 15.30 h l’après-midi et enfin à 18.00 h, au moment du repas du soir.

Un autre met traditionnel de Frise : les ‚Updröögt Bohnen‘ (les haricots séchés)
Après la récolte, on enfile les haricots sur des fils et on les fait sécher. Quand les haricots sont jaunes, on les place dans des sacs en lin: Ils sont prêts à être consommés.
La veille, on les lave, on les coupe en petits morceaux et on les met tremper une nuit. Le lendemain on les égoutte et on les fait cuire pendant 2 heures dans un litre d’eau avec du lard et des saucisses, vingt minutes avant la fin de la cuisson on ajoute les pommes de terre. A la fin on écrase le tout, on assaisonne avec du sel et du poivre.
En Frise Orientale, on aime aussi beaucoup le chou vert que l’on consomme principalement en hiver. C’est un plat que l’on mange entre amis, en club, association. Celui qui en mange le plus sera sacré Roi du chou.
Il en va de même au moment de l’abattage du cochon, mais cela s’est raréfié. On prépare le cochon abattu le soir et les voisins, la famille sont invités à une visite dégustation. Une tradition à survécue, c’est le ‚Snirtjebraa-Essen'(plat de rôti de porc), pour le quel les gens se rencontrent dans des auberges. Il s’agit d’un morceau de porc frais rôti servi avec des pommes de terre, de la sauce et des légumes.

Les habitants de Frise profitent de toutes les occasions pour faire la fête. Souvent ces fêtes sont arrosées d’un ‚Korn‘ (eau de vie), alcool fort typique. parmi ce s boissons notons la ‚Bohnensoop‘ (soupe de haricots). Il s’agit en fait de raisins de corinthe macérés dans de l’eau de vie que l’on couvre de sucre quand les raisins ont fini de gonfler. Cette boisson est surtout servie au moment des ‚Puppvisite‘, au moment de la naissance d’un enfant.

Pour moi, juste un petit Regarde le celui là Je suis un alcoolo*.
il ne boit que de l’alcool

*super en Frise signifie alcoolique.

Evolution de la ville de ESENS.

La ville de Esens, dont les premières traces remontent à l’époque avant J.C, a subit après 1945 une rapide évolution démographique (on est passé de 3O71 à 4495 hbts). Le manque de logements causé par la guerre et l’arrivée de réfugiés sont à l’origine de la création du ‚lotissement de la campagne l’Est‘ (Ostlandsiedlung). Grâce à l’essor économique des années qui suivirent, d’autres lotissements ont vu le jour.
L’implantation de la ville est peu favorable à l’installation d’un secteur industriel. Les activités économiques sont le commerce, l’artisanat et surtout le tourisme. La station balnéaire de Bensersiel (qui fait partie de la commune) s’élève au rang d’une station du littoral de la Mer du Nord reconnue à l’échelon national.
L’objectif de l’urbanisation de Esens est de densifier l’habitat à proximité du centre ville. Les magasins et les consommateurs doivent être proches les uns des autres. Il n’y a pas de modèle d’urbanisme existant au sens scientifique du terme. La politique de construction se fait plutôt selon les besoins et les possibilités concrètes. Il existe un plan d’occupation des sols mais aucune décision n’a été prise jusqu’à maintenant. On évite donc de planifier sans tenir compte des besoins, ce qui est un avantage pour une commune aux finances limitées. On ne peut pas parler non plus de manque de projet. L’objectif de l’urbanisme est d’offrir aux habitants une ville attrayante et compacte. La preuve que cela a été une réussite est venue en 1982 quand Esens a été déclarée lauréate du concours régional ‚Construire et habiter dans un environnement ancien‘.

Après la reconstruction de la ville rendue nécessaire par les lourdes déstructions de la 2ème guerre mondiale, la situation en matière d’habitat, de commerce, de transports ne correspondait plus aux exigences des habitants ni à celles des touristes toujours plus nombreux. Au moment de la rénovation du centre ville, il a fallu préserver les monuments historiques sans renoncer aux exigences modernes. La première mesure fut de créer une rocade de contournement pour écarter la circulation du centre ville. L’évolution a été si grande que la rue principale est devenue une zone piétonnière. Plus tard, on apaisa la circulation en le canalisant dans des voies à sens unique. Grâce à un parking souterrain et d’autres parkings à proximité du centre, il est agréable de faire ses courses dans la ville. Le centre ville avait tendance à se vider de ses habitants, il a fallu réagir. La place de l’église a été rénovée en 1985 selon des principes architecturaux modernes, elle est devenue attrayante pour les citoyens et les touristes. La rénovation des bâtiments fait suite à la rénovation de surface.
D’autres domaines avaient besoin d’une rénovation. En 1961 est crée la station de pompage d’eau dans la forêt de Schahhaus (près du Lycée). De 1961-1963, on construisit un système de canalisation des eaux usées et une station d’épuration.
Grâce à la loi de soutien à l’urbanisme, l‘ Etat et la Région participent à l’ensemble des coûts de rénovation.

Les ports de Esens (les Siele) et leurs environs.

Bensersiel, Dornumersiel, Westaccumersiel, et Neuharlingersiel.

Bensersiel

Bensersiel (ou « Bense ») fait partie de la communauté de commune Esens depuis 1972. Bensersiel se trouve sur la côte de la mer du Nord et se situe à 3 km de Esens. Pendant la haute saison, Bensersiel est un pôle d’attraction pour les touristes. On peut y prendre un ferry pour se rendre sur la merveilleuse île de Langeoog. Mais ce n’est pas la seule motivation des touristes. Ici on propose beaucoup de choses aux vacanciers: des traversées de la ‚Watt‘ à marée basse, des sorties en chalutier avec démonstration de pêche par exemple. D’autre part, il y a une piscine d’été à vagues, à l’eau de mer, avec un toboggan de 80m de long. A Bensersiel, le touriste trouvera aussi une piscine couverte (avec centre de thalassothérapie). Pour les ‚tout petits‘, un immense terrain de jeu avec la maison ‚Pêle-mêle'(Kunterbunt), un gymnase pour les jours de pluie. Les amateurs de roller pourront s’égayer dans le parc de skating. Les visiteurs trouveront en outre de nombreux restaurants (plusieurs italiens, grecs, cuisine allemande, restaurants de poissons), des sandwicheries et des glaciers.
On peut ensuite faire une promenade digestive sur la digue ou se mettre sur la plage dans l’une des nombreuses corbeilles de plage. Passer la nuit à Bensersiel ne pose pas de problème. Il y a de nombreux appartements de vacances et le grand hôtel Aquantis avec vue sur la mer et un terrain de camping. Pendant la haute saison, il vaut mieux avoir réservé sa place. En 1997 un pont à l’architecture futuriste a été construit au dessus de l’écluse (Siel). La vue sur le port, les chalutiers et les voiliers est magnifique. Bensersiel vaut la peine d’être visité.

Dornumersiel et Westaccumersiel

Dornumersiel et Westaccumersiel sont nés de la fertilité des terrains inondés lors des tempêtes. Les gens de la région qui vinrent s’installer dans ces lieux construisirent leurs habitations sur des ‚Warfen‘, des monticules de terre qui les protégeaient des inondations, eux-mêmes, leur récoltes et leur bétail. Plus tard, d’autres maisons sont venues s’ajouter sur ces Warft puis tout un village. Finalement les habitants de ces villages décidèrent de protéger leurs champs en construisant des digues de protection tout le long de la côte. Mais ces deux villages durent être repensés complètement après les terribles tempêtes de 1962. Il fallut renforcer la sécurité et améliorer le drainage et l’évacuation des eaux de drainage. Cette double mission a été accomplie mais la beauté pittoresque du port de Westaccumersiel avec ses constructions de type hollandais et la beauté du canal ont été perdus à jamais. De 1963 à 1967, on a avancé la ligne des digues et une nouvelle station de pompage a été construite. L’avantage de cette nouvelle installation est que l’on peut poursuivre à marée haute l’évacuation de l’eau collectée dans les champs. Les couples de pompage ont une puissance maximum de 21cm3 par seconde. Le nouveau port situé à l’avant de la station de pompage accueille aujourd’hui la flotte des pêcheurs de Dornumersiel. A l’ouest de la halle des plages (Strandhalle), on a aménagé une plage de sable appréciée par un nombre toujours croissant de visiteurs . En 1968, on inaugura le nouveau terrain de camping avec ses installations sanitaires et son restaurant (restauration rapide). La piscine à l’eau de mer chauffée (1500 m2) a été construite en 1972. En 1974 on a construit le nouveau port de plaisance pour 200 bateaux qui a du être agrandi peu de temps après. En 1982 la nouvelle attraction était le terrain de jeux pour les enfants. La construction, en 1960-70, de la ‚cité Ramm‘ avec ses 260 pavillons de vacances sur le polder de Dornumersiel répondait aux attentes de l’activité touristique. D’autre part, des immeubles avec appartements de vacances ont vu le jour au sud de Dornumersiel et à Westaccumersiel (Cité – Greetje‘). Des terrains de tennis sont à la disposition des habitants et des vacanciers. En 1988 fut ouverte la Maison de la Mer du Nord (Nordseehaus) qui propose une réflexion sur l‘ écosystème de la zone amphibie ‚Wattenmeer‘.

Neuharlingersiel

On ne connaît pas la date de fondation de Neuharlingersiel. Mais on sait que ce port et son écluse ont été construits dans la 2ème moitié du 17ème siècle dans le cadre des mesures d’endiguement de la baie de Harle (Harlebucht). Ce lieu a été très souvent touché par de violentes tempêtes. En visitant le port, les nombreux visiteurs peuvent trouver sur l’un des murs les différentes hauteurs d’eau mesurées au fil des ans. A chaque raz de marée, de lourds dégâts et des victimes ont été à déplorer.
Le romantisme des bâtiments autour du port et de l’écluse caractérisent ce village qui n’a pas son pareil sur la côte de Frise Orientale. Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, les visiteurs attirés en priorité par la possibilité de se rendre sur les îles ont commencé a considérer les ports situés sur la côte comme de possibles lieux de villégiature. En 1840 l’île de Spiekeroog (que l’on rejoint en partant de Neuharlingersiel) est devenue station balnéaire, le trafic entre le port et l’île est alors devenu quotidien. Déjà en 1912 on publiait un prospectus vantant les mérites de Neuharlingersiel. L’office des bains, l’office de tourisme regroupés aujourd’hui sous l’appellation ‚Kurverein‘ a été fondé en Juin 1960 par le maire de l’époque.
Dès lors, le développement de Neuharlingersiel s’est accéléré, un terrain de camping utilisable toute l’année, la construction d’une piscine couverte, de la maison du vacancier et du centre de cure thermale sont les pas importants qui ont été franchis pour faire de ce port une véritable station balnéaire reconnue officiellement par l’état en 1979. Dans les années 70, la réforme communale a conduit à la formation de la nouvelle commune de Neuharlingersiel (avec Seriem, Altharlingersiel, Ostbense). Cette grande commune qui est maintenant mitoyenne de celle de Esens à l’ouest et de celle de Wittmund à l’est est depuis 1972 membre de la communauté de communes de Esens.

Le tourisme et ses effets secondaires.

En Frise orientale et sur les 7 îles, il y a du tourisme depuis 1870. Les gens du pays et les offices de tourisme tentent de rendre les séjours des vacanciers aussi agréables que possible, l‘ « Industrie Blanche » étant le premier employeur de la région. Actuellement on propose des attractions comme par exemple le centre de thalassothérapie de Bensersiel ou le Parc-TK de Westerholt qui intéressent en première ligne les familles avec enfants. Une série de centres de cure permettent la détente et la convalescence. Grâce à l’augmentation du nombre des visiteurs, l’éventail des activités culturelles s’est élargi, les villages se sont modernisés, de nouveaux magasins se sont ouverts et les moyens de transport améliorés. Cela profite également aux gens du pays. Mais le tourisme n’a pas que des avantages: Les déchets sont en augmentation constante, les prix sont tirés vers le haut en été et les rues sont souvent encombrées. Certains emplois n’existent que pendant la saison. Le taux de chômage est très élevé en hiver. Pendant la saison, de Mars à Octobre, beaucoup de gens louent des chambres, des appartements, proposent des vacances à la ferme, ils vivent de cette activité en été mais doivent trouver une autre source de revenu pendant le reste de l’année.

Des activités adaptées à la région comme les traversées de la ‚Watt‘ à marée basse ou les sorties en chalutier de même que la qualité du climat marin sont autant de bonnes raisons de passer ses vacances ici. Pour les familles avec enfants et pour les retraités, l’offre est très adaptée. Mais les jeunes sont depuis quelques temps au centre des préoccupations des organisateurs. C’est ainsi que à Bensersiel on a construit la piscine avec le toboggan géant et un terrain de camping ce qui représente une possibilité de se loger à moindre prix. Pour maintenir à l’avenir un bon niveau de fréquentation de nos côtes, il semble important de favoriser tous les groupes-cible en ne misant pas uniquement sur l’embellissement des villages mais en proposant un rapport qualité-prix acceptable par tous. Il faudrait notamment éviter d’augmenter la taxe de séjour. Même si de temps à autre le nombre des visiteurs fluctue, la Frise Orientale restera toujours une belle région où passer ses vacances. Enquête auprès des vacanciers de Esens-Bensersiel et de Neuharlingersiel.

Les lycéens de la classe de 9F2 on passé 2 matinées en mai-Juin 1999 dans ces deux villes pour y effectuer une enquête. Nous avons analysé 362 questionnaires. Presque toutes les personnes interrogées venaient des différentes régions allemandes, environ 50% d’entre elles de Rhénanie-Westfalie(Région de la Ruhr). Une personne de moins de 45 ans sur 6 venait de Bavière. la Hesse et notre région, la Basse-Saxe étaient également représentées : Ce sont surtout les 25-44 ans qui voyagent dans leur propre Land. Il y avait également deux ressortissants des Pays-Bas et un touriste italien. Beaucoup étaient déjà venus à Esens-Bensersiel, surtout les plus jeunes et les plus âgés, tandis que les 25-44 ans étaient là pour la première fois. Il est à remarquer que la plupart d’entre eux avaient entendu parler de la région par des amis. Internet jouait principalement un rôle informatif auprès des jeunes. La majorité était venue ici en voiture, peut-être en raison des travaux effectués sur les voies ferrées entre Sande et Esens à cette période, le transport de substitution par car n’offrant pas les meilleures conditions de confort.

La moitié des 25-44 ans qui séjournaient en Frise Orientale dans le cadre d’une cure médicale sont restés plus de 15 jours. Les visiteurs les plus âgés et les jeunes réservent généralement leur séjour pour une durée de 2 semaines. Le mode de logement préféré est l’appartement et chez les plus vieux la pension de famille. Ce qui attire les visiteurs dans la région de Esens-Bensersiel c’est la qualité de l’air, le climat vivifiant et la présence de la mer du Nord. Les plus âgés apprécient le calme, le vent et la ‚Watt‘. Le secteur commercial est jugé comme étant adapté, mais les jeunes générations souhaiteraient une amélioration dans ce domaine et attendent l’arrivée de nouvelles distractions (par ex. des discothèques, des cinémas et des bistrots). Les critiques portent aussi sur l’insuffisance en matière de transports publics de proximité. Le paysage est une beauté pour les vacanciers, les installations éoliennes ne sont pas ressenties comme étant gênantes. La grande majorité des vacanciers est donc très enthousiasmée par notre région, y reviendrait volontiers et la recommanderait à son tour à d’autres. Seuls les jeunes trouvent qu’on ne répond pas vraiment à leurs désirs et une minorité des personnes de cette tranche d’âge souhaiterait revenir.

Fréquentation et mode d‘ hébergement
clinique -hôtel

  • appartement
  • pension
  • tente
  • camping-car

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